6 novembre 2026 18h46
Un même poids, un même titre, mais pas toujours la même valeur : de Napoléon Ier à la Marianne Coq, les 20 francs or ont traversé les régimes et les générations, sans que leur poids ni leur titre ne varient, malgré les changements de motifs. Cette apparente uniformité ne doit pourtant pas faire oublier les particularités de chaque émission : une date, une lettre d’atelier ou un détail de frappe peuvent suffire à distinguer deux pièces et à expliquer un écart d’estimation. Avant de vous séparer de la vôtre, savez-vous quels détails faut-il observer ?
Chez Maison Pastor, les ventes aux enchères de monnaies sont sans frais vendeur (0%). La taxe sur les métaux précieux est également prise en charge lorsqu’elle s’applique.
Contactez les experts pour obtenir une estimation gratuite, en ligne ou partout en France. Quelques photographies de l’avers, du revers et de la tranche de la monnaie suffisent pour une première évaluation.
Selon la nature de la collection, l’expédition des monnaies peut être prise en charge à titre gracieux. Un dépôt est également possible dans l’un de nos bureaux d’expertise.
La 20 francs or est l’une des monnaies françaises les plus emblématiques du XIXᵉ siècle.
La dénomination “20 francs or” désigne plusieurs modèles, dont les types évoluent au fil des régimes politiques. Un type monétaire correspond au motif représenté sur une face de la monnaie : un portrait, une figure ou un symbole par exemple. Malgré leurs différentes apparences, une pièce à l’effigie de Napoléon Ier et une Marianne Coq présentent les mêmes caractéristiques techniques :
Derrière la diversité des portraits et des symboles, ces monnaies partagent donc le même poids et le même titre. Ces caractéristiques ne suffisent cependant pas à identifier précisément une pièce : deux monnaies portant les mêmes motifs peuvent avoir été frappées à des dates différentes ou dans des ateliers différents. Reconnaître une 20 francs or est donc la première étape de l’identification.
France, 20 francs or Génie ailé à droite, 1875 A (Paris).
Vendue le 16 décembre 2022.
Photo : Millon.
Toutes les pièces de 20 francs or ne présentent pas le même visage. Aux portraits de Napoléon Ier, de Louis XVIII, de Charles X, de Louis-Philippe ou de Napoléon III s’ajoutent des figures républicaines, comme Cérès, le Génie de la République ou Marianne. Cette diversité se retrouve jusque dans les représentations d’un même souverain : Napoléon Ier et Napoléon III apparaissent, selon les séries têtes nues ou têtes laurées.
Si le portrait attire d’abord le regard, le motif sur l’autre face aide lui aussi à reconnaître la pièce. La Marianne Coq réunit ainsi deux symboles français : à l’avers, Marianne incarne la République et porte le bonnet phrygien, symbole de liberté, au revers, le coq évoque la vigilance, le courage. Il représente également la nation française, notamment en raison du double sens du mot latin “gallus”, qui signifie à la fois “coq” et “Gaulois”.
L’observation de ces représentations permet une première identification de la monnaie, que la lecture des légendes, de la date et des éventuelles marques d’atelier viendra préciser.
France, 20 francs or Marianne Coq coiffée du bonnet phrygien à droite, 1907.
Vendue le 16 décembre 2022.
Photo : Millon.
Le nom de “franc” apparaît à 1360, sous le règne de Jean II le Bon. Réintroduit pendant la Révolution française, il devient en 1795 le nom de l’unité monétaire officielle du pays. La pièce de 20 francs or apparaît quant à elle en 1803, sous le Consulat de Napoléon Bonaparte, dans le cadre de la réforme du franc germinal, qui instaure un système monétaire fondé sur l’or et l’argent.
Son poids et son titre demeurent inchangés jusqu’à l’arrêt des frappes monétaires en 1914, avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Entre 1951 et 1960, des pièces de 20 francs or Marianne Coq sont toutefois refrappées afin d’alimenter le marché de l’or et de limiter l’écart entre le prix des pièces et la valeur du métal qu’elles contiennent. Ces refrappes portent les années de 1907 à 1914, qui ne correspondent pas à leur date réelle de fabrication.
France, 20 francs or Napoléon Premier Consul, tête nue à gauche, An 12, A (Paris).
Vendue le 16 décembre 2022.
Photo : Millon.
Pour identifier une pièce de 20 francs or, il faut observer ses deux faces, nommées avers et revers, ainsi que sa tranche située entre les deux faces.
À l’avers, le type permet une première identification : on reconnaît, selon la série, le portrait d’un souverain ou une figure républicaine. Les inscriptions, appelées légendes, complètent cette observation en indiquant notamment le nom et le titre du souverain ou la mention « République française ».
Au revers figurent la valeur faciale de la monnaie et son millésime, c’est-à-dire la date inscrite sur la pièce. On peut également y repérer une marque d’atelier lorsqu’elle est présente. La disposition de ces éléments varie selon les types. La tranche mérite également d’être examinée : elle peut porter une inscription permettant de distinguer certaines émissions comme “Dieu protège la France” sur certaines émissions de Napoléon Ier, ou la devise républicaine “Liberté, Egalité, Fraternité” sur les 20 francs Marianne Coq.
L’analyse porte aussi sur l’état de conservation de la monnaie, en observant notamment l’usure des reliefs. Pour le qualifier, la classification française utilise couramment six degrés :
France, 20 francs or Louis-Philippe Ier tête nue à gauche, 1831 A (Paris).
Vendue le 15 décembre 2022
Photo : Millon.
La lettre d’atelier indique le lieu où la pièce a été frappée. Pour les monnaies françaises, la lettre « A » correspond à Paris, « K » à Bordeaux et « Q » Perpignan. Cette marque constitue donc un élément essentiel pour identifier précisément une monnaie et distinguer les différentes émissions d’un même type.
Elle peut être accompagnée d’un ou plusieurs symboles appelés “différents”. Sur les 20 francs or, ces marques peuvent notamment renseigner sur le graveur ou l’atelier monétaire. Elles ne doivent pas être confondues avec le nom du graveur, qui figure généralement à l’avers.
Par exemple, sur les 20 francs Marianne Coq, la torche correspond au différent du graveur général Henri Patey, tandis que la corne d’abondance désigne la Monnaie de Paris.
Deux pièces du même type et portant la même année ne sont donc pas nécessairement aussi rares l’une que l’autre. Si elles proviennent d’ateliers différents, elles peuvent avoir été frappées en quantités différentes et donc présenter un intérêt différent pour les collectionneurs.
L’orientation des deux faces peut également révéler une particularité de fabrication. Certains exemplaires présentent une « frappe médaille » : lorsque l’on retourne la pièce de gauche à droite, les deux faces apparaissent dans le même sens, contrairement à la « frappe monnaie » habituelle.
Cette particularité se rencontre notamment sur certains exemplaires de la 20 francs or Napoléon Ier tête laurée frappés à Paris en 1811. Ces monnaies se distinguent des exemplaires courants de la même année. Ce détail discret peut compter dans l’estimation de votre pièce.
France, 20 francs or Napoléon Empereur, tête laurée à gauche, 1811 A (Paris).
Vendue le 15 décembre 2022
Photo : Millon.
Une pièce de 20 francs or contient environ 5,81 grammes d’or pur. Sa valeur métallique intrinsèque dépend de cette quantité d’or et du cours du métal. Elle constitue un premier repère pour l’estimation, auquel peut s’ajouter une valeur de collection.
Ainsi, une monnaie appartenant à une émission peu courante ou présentant une particularité de frappe peut atteindre un prix supérieur à la valeur de l’or qu’elle contient. La rareté ne suffit toutefois pas à expliquer cette différence : la monnaie doit être également recherchée par les collectionneurs.
Enfin, l’état de conservation intervient dans l’estimation et peut expliquer des écarts de prix entre deux exemplaires d’une même émission. Une monnaie dont les reliefs et les surfaces sont bien préservés peut être davantage recherchée, même si l’importance de ce critère varie selon les émissions.
France, 20 francs or, Louis XVIII buste nu à droite, 1818 A (Paris).
Vendue le 15 décembre 2022
Photo : Millon.
Avant de vendre une monnaie, il est important de savoir précisément ce que l’on possède, une particularité passée inaperçue peut influer sur son estimation. L’expertise permet d’en vérifier l’authenticité, d’en préciser l’identification et de la comparer à des exemplaires similaires vendus aux enchères.
Si vous envisagez de vous séparer d’une ou de plusieurs pièces, nous vous invitons à nous les présenter afin d’obtenir une estimation en vue de leur vente aux enchères. Les 20 francs or ne sont pas les seules monnaies concernées : les pièces de 5, 10, 40, 50 et 100 francs or peuvent également nous être confiées, qu’il s’agisse de quelques monnaies transmises par votre famille ou d’une collection constituée au fil des années.
Sa valeur dépend du cours de l’or, mais aussi de sa date, de son atelier, de son état de conservation et de sa rareté sur le marché. Lorsqu’elle est recherchée par les collectionneurs, son prix peut dépasser sa valeur métallique. Nos experts vous accompagnent pour estimer votre pièce et préparer sa vente aux enchères.
Pour savoir si votre pièce est rare, il faut d’abord identifier son type, sa date, son atelier de frappe et ses éventuelles particularités. Nous pouvons expertiser votre monnaie pour en évaluer la rareté et l’intérêt de collection en vue d’une vente aux enchères.
Contactez notre maison de ventes en joignant des photographies des deux faces et de la tranche. Une expertise de la pièce permettra de vérifier son authenticité et de vous proposer une estimation. Nous pourrons ensuite vous présenter les modalités de vente aux enchères.
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