Jean-Gabriel Domergue
Qui est Jean-Gabriel Domergue ?
Célèbre peintre et affichiste français, Jean-Gabriel Domergue est né le 4 mars 1889 à Bordeaux. Jean-Gabriel est le petit-cousin du peintre Henri de Toulouse-Lautrec. Il est élève au lycée Montaigne à Bordeaux puis au lycée Rollin à Paris. Il est passionné de dessin et entre aux Beaux-Arts de Paris. Après une formation académique, il s’oriente vers une peinture mondaine et élabore un style de portrait qui fera sa renommée. Il déclinera son modèle inlassablement durant sa carrière. Spécialisé dans l’élégance et le charme féminin, ses œuvres sont particulièrement appréciées de la haute bourgeoisie française.
Les débuts du peintre
Né d’un père journaliste et critique d’art, le jeune Jean-Gabriel fréquente de nombreux ateliers bordelais. Installé avec sa famille à Paris, il remporte un concours de dessin de la ville de Paris et reçoit sa première commande à l’âge de 14 ans. En 1906, à l’âge de 17 ans, il suit les cours de différents ateliers de l’École des Beaux-Arts dont celui de Fleury et d’Adler.
Domergue est influencé par Toulouse-Lautrec et Degas et ne cache pas son admiration pour Giovanni Boldini ou le grand affichiste Jules Chéret. C’est au cours de cette même année qu’il expose au Salon des Artistes Français, expérience qu’il renouvellera en 1908.
En 1913, il est Second Grand Prix de Rome. Aux Beaux-Arts, il fait la connaissance de sa future épouse, la sculptrice Odette Maugendre, qu’il épousera en 1918. Sa carrière prend un véritable tournant lorsqu’il remporte la Médaille d’Or au Salon des Artistes Français de 1920, dans la catégorie hors-concours.
Jean-Gabriel Domergue, le peintre de la Parisienne
Le peintre, dessinateur de mode
Domergue partage avec le monde de la mode une relation de prédilection. Très jeune, il réalise des dessins de mode pour un journal, fait des projets d’illustrations et donne des conférences sur le sujet.
Dès 1920, le peintre lance avec d’autres artistes le Salon « La Mode par les artistes », durant 10 ans. Projet de collaboration entre artistes et couturiers, les œuvres présentées pouvaient servir de base à la réalisation d’un véritable modèle, porté et présenté par des mannequins.
En 1922, Domergue réalise l’affiche pour le bal de la Chambre Syndicale de la Couture. En 1923, il réalise l’affiche pour « le Bal Gavarni ». Son influence dans le monde de la mode est indéniable et continue d’exister bien après sa mort en 1962.
Le peintre, décorateur de grandes fêtes
En véritable peintre mondain, Jean-Gabriel Domergue participe dès 1922, à la décoration de nombreuses fêtes, galas et bals costumés. Le premier d’une longue série s’intitulait « Le Bal des Mille Beautés » et portait sur le thème de la Venise au XVIIIe siècle. Paris, Cannes, Deauville, Biarritz, Monte-Carlo ou Juan-les-Pins, le peintre est sollicité partout.
Parmi les grandes fêtes auxquelles le peintre a participé, il faut citer notamment « Le Grand Bal Second Empire » à Biarritz en présence du roi d’Espagne Alphonse XIII et du Shah de Perse, « Les fêtes somptueuses aux Ambassadeurs » du Casino municipal de Cannes à l’hiver 1922-1923, pour lesquelles le peintre reconstitue un décor de souk marocain, un décor de fêtes à Séville, de Jardin enchanté, un décor sur la Reine des Neiges, la fête des Lumières ou bien encore un décor sur l’Extrême-Orient.
Suivront « Le Bal Gavarni » en 1923, L’inauguration du « Train-Bleu » pour Deauville, Le « Bal Directoire » organisé par l’Opéra au profit de la Maison des Étudiants en 1924, « Le gala nautique de l’Union des Artistes à la Piscine Molitor » en 1934, à l’occasion d’un concours de maillots de bain. Et tant d’autres …..
Cote, valeur et estimation de Jean-Gabriel Domergue
Les œuvres de Jean-Gabriel Domergue sont encore très prisées de nos jours. Bien que le marché se soit contracté depuis quelques années, le peintre suscite encore l’admiration des collectionneurs et collectionneuses. Néanmoins, le succès du peintre ainsi que sa production prolifique tendent à brouiller les estimations, notamment en raison du nombre croissant de copies et de faux.
Plusieurs critères sont à prendre en compte lors de l’estimation d’un tableau ou d’un dessin de Jean-Gabriel Domergue. Le premier de ces critères est l’attribution de l’œuvre : de nombreux imitateurs se sont inspirés du style Domergue, reconnaissable entre tous, et ont parfois tenté d’imiter sa signature.
Une bonne provenance peut être un élément déterminant pour renforcer l’attribution. D’une manière générale, l’estimation d’une huile de Jean-Gabriel Domergue varie entre 800 et 35 000 euros. Les autres critères à prendre en compte sont bien évidemment, le format, la technique et surtout les dimensions de l’œuvre.
L’estimation des dessins fluctue entre 150 et 1 300 euros. Pour les dessins mis en couleurs, à la gouache ou à l’aquarelle, les prix peuvent néanmoins grimper à plus de 2 300 euros. Par exemple, un dessin à la gouache et aquarelle représentant une femme et son lévrier a été vendu récemment pour 2 500 euros. À titre de comparaison, un dessin à la plume a été adjugé récemment pour 190 euros.
Lors de l’estimation d’une huile de Jean-Gabriel Domergue, il est important de déterminer le sujet et les dimensions. Les petits formats, (bien souvent 24 x 19 cm) figurant une tête de jeune femme, peuvent être estimés entre 800 et 2 000 euros.
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Jean-Gabriel Domergue aux enchères
Le record de ventes est atteint pour l’huile sur toile qui s’intitule « Dans la loge » (c.1945/1950, de dimension 96 x 130 cm) et vendue 105 000 €.
Les estimations restent stables, avec une demande soutenue pour les huiles sur toile de grand format et les lithographies.
Exemple d’Adjudications :
« Couple au champ de course » (huile/toile, 46 x 38 cm) : Adjugé à 4 400 €
« Un après-midi aux courses » (Isorel, cachet d’atelier 91,5 x 73 cm) : Adjugé : 18 000 €
Les huiles de Jean-Gabriel Domergue représentant des femmes en buste, nues ou habillées, généralement de grandes dimensions, peuvent être estimées entre 1 500 et 4 000 euros.
Au-delà de 5 000 euros d’estimation, il est possible d’acquérir des œuvres avec des sujets plus travaillés, faisant intervenir une femme dans un décor, en compagnie ou non d’une autre figure, parfois masculine. Ces œuvres du peintre sont généralement de grandes dimensions (le format 80 x 64 cm par exemple).
Récemment, une œuvre de Jean-Gabriel Domergue, dotée d’une provenance solide et figurant une femme nue en buste a été adjugée pour 18 500 euros. Néanmoins, la grande majorité des œuvres présentées aux enchères peinent à dépasser les 10 000 euros d’adjudication.
Les sujets figurés dans un décor complexe semblent être les œuvres les plus recherchées. En effet, les figures représentées sur un fond neutre coloré sont généralement considérées comme étant plus tardives dans la production du peintre.
Anecdote sur Jean-Gabriel Domergue