Chanel aux enchères
Comment faire estimer une pièce Chanel ?
Pour faire estimer une pièce Chanel, de la maroquinerie ou plus généralement de la Mode Premium, il suffit de prendre contact avec nos commissaires-priseurs Pastor Maison de Ventes. En passant par une maison de vente aux enchères, vous bénéficiez d’un service d’expertise et estimation gratuit.
Ambassadrice de la silhouette décontractée chic à la française, la marque porte l’empreinte indélébile de sa créatrice : Gabrielle Chanel. Retour sur la naissance de la marque et la création de ses modèles iconiques, désormais figures incontournables des ventes aux enchères.
Quelle est l'histoire Gabriel Chasnel ?
Gabrielle Chasnel voit le jour le 19 août 1883 à Saumur, dans une famille très modeste. Son père, Albert, est marchand ambulant et bonimenteur, tandis que sa mère, Jeanne, couturière épuisée par les grossesses, la tuberculose et la misère, meurt à 32 ans. Son père abandonne ses 5 enfants. Il confie ses 3 filles aux religieuses de l’orphelinat d’Aubazine, en Corrèze, avant de s’évanouir dans le silence de l’abandon. Gabrielle à 12 ans, elle ne reverra jamais son père. C’est dans cet univers monacal que Gabrielle découvre durant presque 7 années la rigueur et la couture. Elle va y puiser son sens du dépouillement et son goût pour le noir et blanc. Elle se serait également inspirée, pour créer son logo, des pavements anciens des sols et des «C» entrelacés des vitraux de l’abbatiale.
La légende d’Aubazine aurait été cependant créée par Edmonde Charles-Roux dans son livre « L’Irrégulière », et reprise par la suite par tous les biographes. En effet, ce séjour de Gabrielle à Aubazine n’est pas établi et aucune preuve matérielle n’en existe.
Vers 1907, Gabrielle Chasnel a vingt-quatre ans, et c’est une ravissante jeune femme. Déjà, elle refuse de se fondre dans le destin effacé des jeunes couturières — ces « cousettes » promises à une vie de labeur anonyme. Ambitieuse et libre, elle s’éloigne le soir des ateliers pour fréquenter les lieux de sociabilité mondaine de Moulins, alors garnison militaire. Au Grand Café, rendez-vous chic de la bourgeoisie locale et des officiers du 10ᵉ régiment de chasseurs à cheval, elle est très courtisée. On la retrouve aussi à la Rotonde, un café-concert de la ville, où elle pousse la chansonnette. Le public est conquis, les jeunes hommes séduits, et un surnom naît : « Coco ». Référence à l’un de ses airs favoris : Qui qu’a vu Coco dans l’Trocadéro ? Chanel, elle, prétendra toujours que c’est le surnom que lui donnait son père…
C’est dans l’intimité d’un appartement cossu du 160, boulevard Malesherbes, que l’on retrouve Gabrielle Chasnel. Nous sommes à l’aube du XXe siècle, et la jeune modiste, encore inconnue du Tout-Paris, profite de l’appui discret mais décisif de son nouvel ami et amant (?), Étienne Balsan. Ancien officier de cavalerie, héritier d’une fortune industrielle, Balsan n’est pas seulement un protecteur ; il est le premier à lui offrir un cadre propice à ses ambitions créatives. Coco apprend également à ses cotés les codes et les usages de la haute société.
Dans ce salon transformé en atelier, Gabrielle vend ses chapeaux à une clientèle confidentielle mais avertie. Elle y façonne déjà son style : un mélange d’élégance sobre et de liberté revendiquée, à rebours des excès et contraintes de la mode Belle Époque.
Quand Coco devient Chanel
Coco fréquente les relations de Balsan et rencontre le riche Anglais Arthur Capel, surnommé « Boy » ; Cet homme beau et cultivé deviendra l’Amour de sa vie et son mentor. Boy aidera Coco à devenir Chanel.
Capel finance en 1910, des locaux au 21, rue Cambon : c’est le début de « Chanel Modes ». Il s’agit alors uniquement d’un magasin de chapeaux. En 1913, Coco Chanel développe ses activités à Deauville. Comme à Paris, elle est modiste mais l’enseigne est changée en mentionnant son nom complet : « GABRIELLE CHANEL » ; la boutique connaît un succès. En 1915 à Biarritz, elle ouvre sa troisième boutique et première vraie maison de couture…
À la fin de la Guerre, Gabrielle Chanel remboursera l’investissement de son amant et deviendra indépendante financièrement. Boy Capel, grand amour de Chanel, se plie aux exigences de son rang et épouse une aristocrate anglaise. Chanel en éprouve une insupportable humiliation. Mais cette douleur se mue en tragédie. Le 22 décembre 1919, elle apprend la mort de Capel dans un accident d’automobile. Des années plus tard, elle confiera : « En perdant Capel, je perdais tout. »
Chanel s’est installée au 31, rue Cambon à Paris — une adresse appelée à devenir mythique. Dans ce quartier chic, à deux pas de la place Vendôme, elle ancre définitivement sa maison de couture dans le cœur battant de la capitale. Les Années folles s’ouvrent, l’économie reprend son souffle après la guerre, et Coco Chanel saisit l’instant. Elle ne se contente pas d’un simple salon de couture : elle développe son empire avec méthode et intuition. Bientôt, elle acquiert les immeubles voisins, installant ateliers, salons d’essayage, appartements privés et bureaux. Elle emploie plus de 300 ouvrières. À mesure que la maison s’étend, l’esthétique Chanel s’impose comme un art de vivre, à la fois sobre, radical et furieusement moderne.
Quel est le style Chanel ?
Le style Chanel, c’est l’élégance de la simplicité, l’audace du dépouillement. En rupture avec les corsets et les lourdeurs de la Belle Époque, Coco Chanel libère le corps féminin pour mieux en révéler l’allure. Sa silhouette devient une déclaration : lignes droites, taille basse, tissus souples et couleurs sobres. Le jersey, autrefois réservé aux sous-vêtements, devient matière de haute couture. Le noir, longtemps associé au deuil, s’impose comme le comble du chic. Chanel emprunte au vestiaire masculin ses coupes, sa rigueur, sa fonctionnalité, et les réinvente avec une intuition rare de ce que veut dire être moderne. Sa mode ne séduit pas seulement par son esthétique, mais par ce qu’elle incarne : l’indépendance, l’intelligence, le refus de plaire à tout prix.
Le style Chanel s’impose rapidement comme un vent de modernité et d’audace. Coco transforme la silhouette des femmes. Elle fera changer la mode de siècle. Des coupes nouvelles – comme la petite robe noire, le pantalon, le cardigan – des matériaux audacieux, une attention particulière portée aux bijoux, un mariage du beige et du noir ou encore le camélia…. Tous ces détails ont forgé l’identité Chanel au fil des décennies.
Quelle est l'histoire du parfum N°5 de Chanel ?
Chanel est la première couturière à lancer ses propres parfums. En 1921, Mademoiselle décide de créer un parfum à son image : insaisissable, libre, et radicalement moderne. Elle souhaite, selon ses mots, un parfum de femme à odeur de femme. Son parfum devrait être porté partout là où une femme souhaite être embrasée…
C’est le prince Dimitri Pavlovitch, grand-duc exilé de Russie et compagnon de cœur, qui lui présente Ernest Beaux, ancien parfumeur de la cour des tsars. Ensemble, ils vont concevoir un parfum qui rompt avec toutes les conventions. Chanel rejette les effluves des soliflores, pousse le créateur dans ses retranchements, et choisit le cinquième échantillon proposé par Beaux — une composition abstraite, vibrante d’aldéhydes, qui ne ressemble à rien d’existant. Beaux compose pour Chanel ce bouquet de plus de 80 senteurs.
Ce sera le N°5. Pour nom, un chiffre fétiche. Pour flacon, un design sobre, géométrique, presque clinique. Ce parfum, d’une sophistication invisible, devient l’incarnation olfactive du style Chanel : une élégance épurée, affranchie de toute séduction tapageuse. Avec le N°5, Chanel ne lance pas simplement un parfum : elle crée une légende, qui scellera pour toujours le lien entre le luxe et l’audace.
La Maison Chanel après Mademoiselle
La maison de haute coutume ferme ses portes durant la Seconde Guerre mondiale et ne réouvre ses portes qu’en 1954. À l’opposé la silhouette à la mode signée Dior, Chanel continue d’imposer sa silhouette longiligne aux lignes souples et fonctionnelles.
En février 1955, sort le sac matelassé 2.55 et en 1956 est présenté le célèbre tailleur tweed, assorti aux souliers bicolores dès 1957.
Coco Chanel disparaît en 1971 et la maison connaît une période de transition durant une décennie avant de connaître de nouveau le succès grâce à la nomination en 1983 de son nouveau directeur artistique : Karl Lagerfeld. L’œil affûté du créateur modernise l’héritage de Coco en jouant sur les codes de la maison : tweed transformé, camélias surdimensionnés, logo double C omniprésent…
Sont lancés le parfum Coco avec pour égérie Inès de la Fressange, la montre Première inspirée du bouchon du N°5, ou encore la collection Croisière, etc. Le classicisme de Chanel se dote dès lors d’une touche avant-gardiste.
Quels artisans travaillent avec Chanel ?
La maison Chanel s’entoure rapidement de grands artisans célébrés pour la virtuosité de leur art. Les bijoux sont signés Robert Goossens, les broderies et le tweed par les maisons Lesage et Montex, les parures florales et en plumes par la maison Lemarié, etc.
Pour conserver ce savoir-faire, ces maisons d’art ont été acquises et rassemblées par la maison et sont désormais réunies depuis 2020 au sein du bâtiment 19M, Porte d’Aubervilliers, aux portes de Paris.
Quelles pièces Chanel aux enchères ?
La créativité de la maison Chanel a donné naissance à de nombreux sacs et accessoires devenus iconiques et très prisés des collectionneurs. Leur cote ne cesse ainsi de croître, en parallèle de leur prix croissant en boutique. Les sacs Chanel sont ainsi devenus de véritables investissements notamment les modèles 2.55 et Timeless qui dépassent régulièrement les 5.000 euros aux enchères et dont les éditions les plus prisées peuvent dépasser les 10 000 voire 15 000 euros.
Les pièces haute-couture et de prêt-à-porter Chanel sont également recherchées par les collectionneurs et les passionnés de mode pour les porter au quotidien. Les ballerines, ceintures ou tailleurs et manteau en tweed se vendent régulièrement à bon prix.
Des tailleurs vintages et des robes de défilés des années Lagerfeld peuvent quant à eux atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
En 2023, le manteau du soir brodé par Lesage, modèle «Coromandel», de la collection haute couture automne-hiver 1996/97 a été adjugé à 312 000 euros, record mondial pour une pièce Chanel.
Les bijoux fantaisies enfin – tant plébiscités en son temps par Coco Chanel – affolent les enchères, en particulier ceux réalisés sous la direction de Robert Goossens, qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.
En horlogerie enfin, les montres J12 et Première sont particulièrement appréciées du marché.
Quelques articles Chanel à retrouver en vente aux enchères :
Comment faire estimer gratuitement vos pièces Chanel ?
Vous possédez une pièce Chanel ? Nos experts sont à votre écoute pour vous offrir une première estimation, en toute bienveillance. Il vous suffit de remplir notre formulaire en ligne : une démarche gratuite, rapide, et sans engagement.
Dès réception de vos informations, l’un de nos spécialistes – membre de notre équipe composée de commissaires-priseurs et d’experts – prendra contact avec vous. Grâce à leur connaissance approfondie des tendances et des ventes passées, ils vous fourniront une évaluation objective, fondée sur les réalités du marché.
Comment vendre une pièce Chanel aux enchères ?
Si vous envisagez la mise en vente d’une pièce Chanel aux enchères avec Pastor Maison de Ventes, nous vous accompagnerons pas à pas, y compris sur la logistique et en vous présentant les différentes vacations possibles pour valoriser au mieux votre bien.
Notre objectif : vous permettre de vendre dans les meilleures conditions, en toute transparence. Contactez-nous dès aujourd’hui !
Comment acheter une pièce Chanel aux enchères ?
Pour acheter une pièce Chanel aux enchères, nous vous invitons à suivre nos vacations Pastor Maison de Ventes, en salle et en live via les plateformes partenaires Interenchères et Drouot.com. Les inscriptions sont gratuites. Vous retrouverez l’agenda des ventes sur ces plateformes.
Avant chaque vente aux enchères, une exposition des lots est organisée, offrant à chacun la possibilité de venir les découvrir de près. C’est le moment idéal pour examiner les pièces Chanel, les manipuler, les photographier, ou même éventuellement les essayer selon leur nature. En général, cette exposition a lieu dans les deux jours qui précèdent la vente.
Si vous ne pouvez pas vous déplacer, pas d’inquiétude : tous les lots sont présentés en ligne, via le catalogue publié sur Interenchères ou Drouot. Et pour toute question ou demande spécifique, il est toujours possible de contacter l’équipe « Support » Pastor par téléphone ou par e-mail (pmdv@priseur.net) — un simple message suffit souvent pour recevoir des photos supplémentaires ou des précisions utiles.